Heureuse d’un printemps qui me chauffe la couenne

Après avoir passé l’hiver à courir enfermée -et sur place- dans un gym, j’ai (re)découvert les plaisirs de la course à pied extérieure.  Sérieusement. Rien à voir. Le soleil, le grand air, le paysage qui défile et, -ça, c’était inattendu- les sourires d’encouragement des marcheurs.  Vraiment? C’était tout ce que ça prenait? Un suit en spandex?

Confidence: Des fois, j’imagine les gens rassemblés tout le long de mon trajet, derrière un ruban de sécurité en plastique, m’applaudissant comme on applaudit les olympiens à l’entrée du stade,  à la fin d’un parcours de 200 km… Je cours au ralenti…

« Ok, tu te perds, là. »

Jeudi dernier. 8 degrés celcius.  J’ai décidé d’aller cueillir quelques sourires autour du Parc Lafontaine.  Le printemps nous réserve  toujours quelques surprises.  (Je ne parle pas de la neige qui tombe présentement.) J’entends par surprises tout ce qui a été enseveli sous la neige.  Et ce qu’on découvre quand la neige fond est parfois aussi dégeulasse que surprenant.

Je courais donc autour du parc, contournant  trous d’eau,  plaques de glace et autre nourriture canine digérée depuis longtemps.  Les flaques d’eau devenaient de plus en plus vastes. Impossibles à éviter.  Je suis sortie de la piste cyclable.  Erreur. J’ai marché dans la neige à côté de la piste. Erreur. La neige a cédé sous la pression.

« Sous la pression? Merci Laurence, c’est flatteur. »

« M’fais plaisir. »

J’ai senti l’eau entrer dans mes espadrilles trrrrrèèèèèèèès lentement. Quand mes bas fraîchement sortis de la sécheuse ont eu fini d’absorber l’Atlantique, j’avais de l’eau au-dessus des chevilles.

Vous savez, le genre de situation où le mal est fait? Quand ça ne donne plus rien de se presser?  C’est comme se faire réveiller par l’appel de son boss à 9:15 alors qu’on est attendu au bureau à 8:30.  On se suit?

J’ai donc choisi de vivre le moment.  Quelques secondes. Je suis restée plantée là.  Juste le temps qu’il faut pour attraper une bonne grippe.

Pour retourner sur l’asphalte,  j’ai trouvé le moyen d’emprunter un chemin pire encore. Je riais devant tant de ridicule.  J’étais prête à jeter la serviette.  À retourner chez-moi.

Il n’y avait plus de supporters à l’entrée du stade. On ne m’applaudissait plus.

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2 Commentaires

Classé dans Tranche de vie

2 réponses à “Heureuse d’un printemps qui me chauffe la couenne

  1. Marie Richer

    Bonjour Laurence, seulement un petit coucou pour te dire de continuer ton beau et bon travail. Tu as beaucoup de talent et tu sembles très a l’aise sur un plateau. On est bien fier de dire qu’on te connait!
    byeX
    la famille Ricard

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