On a connu Raphaël et Guillaume cet été. Après trois jours de canicule, on commençait à trouver les 37 degrés et le smog new-yorkais de plus en plus lourds. J’ai proposé à mon chum d’aller étancher notre soif avec un verre de vin. J’avais déjà remarqué que de nombreux commerces portaient des noms français, mais dans Nolita, on a trouvé que certains restaurateurs poussaient leur french touch un peu fort: TARTINERY, qu’on pouvait lire sur une enseigne.
"Franchement!", qu’on s’est dit, juste avant de rentrer. (!)
Avant même de s’asseoir au bar, on a réalisé que tous les employés étaient Français. En s’efforçant de sortir notre accent le plus québécois, on a demandé:
-Yas-tu du bon vin, ici?
Après un court moment d’hésitation, Guillaume, le barman, à l’intention de ses collègues:
-Les gars, faut arrêter les blagues de Québécois, il y en a deux au bar!
Une heure plus tard, on était tous amis sur Facebook.
On est retournés à New-York à la fin novembre pour la fête de mon chum. Entre temps, Raphaël (arrière-plan) a ouvert Cocotte avec le chef Sébastien Pourrat et Guillaume (à l’avant) s’est joint à l’équipe aussi. Mention spéciale aux chemises à carreaux, apparemment portées ce soir-là en notre honneur…
Depuis l’ouverture, à la fin octobre, les gars travaillent en moyenne 26 heures par jour. On est allés souper pour les encourager, mais aussi par plaisir personnel. Par envie de se bourrer la face de tapas en cocotte. C’est ça le concept. Des petits plats servis dans de beaux p’tits plats. C’est un endroit très cozy et bien pensé. Tous les murs étant recouverts de peinture à tableau, les gars ont laissé trace de leur humour un peu partout. Ceux qui visiteront la salle de bain comprendront. On sent donc l’humour des gars sur les murs et le talent du chef dans les plats.
La piperade (une salade de poivrons rôtis servie avec un oeuf qui coagule dans le mélange chaud) était délicieuse, surtout avec sa chip de prosciutto que mon chum a appelée "bacon" juste pour titiller les gars. (Oui, ça a fonctionné!)
La viande du jour était un braisé de boeuf avec des champignons et des oignons mais honnêtement, c’est la sauce qui faisait l’assiette. Miam. Miam. Miam.
Les calmars étaient cuits à point. Ultra goûteux. On a aimé tremper le pain dans l’huile assaisonnée…
La salade de carottes au cumin était toute simple mais oh combien rafraîchissante! Le chef Sébastien l’a créée quand l’ouragan Sandy a touché l’ile de Manhattan (c’était trois jours après l’ouverture du resto) et que certains aliments pour les plats réguliers n’étaient pas disponibles. La venue de Sandy a fait beaucoup de dégâts mais on lui doit la salade de carottes de chez Cocotte.

Les champignons étaient farcis de chorizo. C’était divin. Et on a trempé le pain dans cette huile-là aussi…
J’ai toujours détesté le boudin. Pas capable. Mais là, je me suis régalée. Avec les pommes caramélisées et la sauce sucrée, personne ne pourra dire ne pas aimer le boudin. C’est une promesse.

Tous les clients de Cocotte peuvent déguster les fabuleux desserts de Sofie, la femme du chef Sébastien. Pour la première fois de ma vie, j’ai autant aimé la pâte que la garniture de la tarte au citron! (Je suis du genre à gratter le citron…)
Je ne peux pas finir un repas sans café au lait. Et comme Guillaume et moi ne nous entendons pas tout à fait sur la quantité de mousse que doit avoir un café au lait (ah ces Français!) j’ai décidé de m’en occuper personnellement…

Si vous visitez New-York, faites un tour chez Cocotte. Et dites que c’est moi qui vous envoie. Mais laissez Guillaume faire votre café. Ça lui fera plaisir.
Cocotte
New York, NY








