S’il existait une liste des événements improbables sur Terre, me voir conduire un vélo de route en ferait partie. J’ai toujours trouvé que leurs roues étaient à l’image de leurs propriétaires: trop minces. #PureJalousie. Je suis accroc à mon Electra, mon gros lazy-boy roulant qui me vaut des compliments chaque fois que je le sors. Un vélo, c’est comme un sac à main; plus il est gros, plus on a l’air mince. Ma bicyclette pèse une tonne, freine par en arrière et n’a que 3 vitesses. Confortable et faussement vintage: parfaite.
Ça fait que j’ai décidé de me mettre au vélo de route.
-Et après tu me dis que t’es pas difficile à suivre?!
Pour pouvoir suivre mon chum qui adooooore le vélo, je suis passée du Lincoln Continental à la Porsche 911. Je me suis équipée de A à Z. Les cuissards aux fesses rembourrées, les p’tits gants et tout le tralala. Ce qu’on ferait pas!
Après la mise au point de mon nouveau vélo, le gars m’explique son travail:
-Bon, fak j’ai changé la potence…
-C’est quoi la potence?
…le frein gauche était tight, je l’ai slaké…
-Super…
…pis j’imagine que tu le sais, pour les vitesses, quand t’es sur le p’tit plateau, tu vas pas en bas, ça donne rien…
-Le p’tit plateau? C’est entre quelle rue et quelle rue, ça?
-…faut que tu gonfles tes pneus avant chaque sortie parce que tu vas perdre 15 livres à chaque fois.
-Arrête! C’est bon bien une bonne nouvelle!
-15 livres de pression.
Puis, silence. Et déclic. À ce moment-là, dans son oeil, j’ai pu lire:
"Elle, là, la championne, elle vient de s’acheter un vélo de route et tout l’équipement qui va avec, pis elle a jamais fait ça de sa vie."
Sans qu’il ait dit un mot, j’ai confirmé sa pensée:
-Je l’ai jamais essayé avant de l’acheter. Et je l’ai amené ici en marchant à côté. Essaie pas de comprendre mon raisonnement. En 3 ans mon chum y est pas encore parvenu.
Le jour de notre première sortie, j’ai compris en 4 secondes pourquoi les cyclistes routiers (cyclistes de route? routiers sur roues?) me dépassaient tous sur mon ancien vélo. Un vélo de route, c’est une bombe. Une bombe atomique. Un seul coup de pédalier dans le 514 t’amène jusque dans le 418. Un vélo de route, c’est comme moi avant une audition: c’est nerveux, ça réagit promptement et c’est sensible.
-Sauf que le bécik pleure pas et demande pas si je l’aime aux 3 secondes…
-Sors-dont avec, tant qu’à y être!
-Eh que t’es prompte…
-AAARRGH!



mais euh… j’me questionne sur ton autre bécique… Il sort d’où?! J’en veux TELLEMENT un!
Belle Maude, la compagnie s’appelle Electra et tu vas trouver ça étonnant, j’ai découvert ces vélos-là à Québec! Il y a une boutique dans le vieux qui les vend, je crois que c’est sur St-Paul, ou la rue plus près du fleuve. (Rue du fleuve?) J’ai acheté le mien à Mtl, mais je sais que tu pourrais en trouver un dans le 418!
Bisous!
Lau
Ouin c’est sûr qu’un bicycle de route comparé à un vélo lourd c’est d’la méchante bombe. Ben placé pour parler, j’ai un vieux BMX qui freine aux pédale et y pèse 6 tonnes. Alors quand j’pogne le bicycle à mom pour faire une ride c’est comme si j’volais dans un vaisseau spatial. lol
Belle objet ton old bike pareil.
Et pis amuses-toi, j’imagine que c’est certain que tu va le faire. Bises.
Chris
\µ/—>:)
Merci de ton commentaire Chris! Faut juste se rappeler qu’un vélo de route freine pas par en arrière!
Chère Laurence! Toujours un plaisir de lire tes "aventures". Amuse-toi bien mais attention, une bombe sur une autre, ça peux être dangereux!
Nel
hich.. le 418, va devoir se mefier des cyclistes du 514.. pas certain qu,ils sont pret pour nos routes…
have fun sur ton velo
lau!! J’ai commencé à faire moi aussi du vélo de route l’an passé…je suis comme en amour ! Si ca te tente de rouler, fais-moi signe… on pourrait suer et maigrir du popotin ensemble!
xxxx
Laurence,
Belle plume et bel humour (belle fille itou!). Je me cherche des lunettes comme les tiennes, pour les balades en moto le soir. Tu peux me dire l’endroit où tu les as prises?
Elles viennent de chez Sport Expert, mais ça fait longtemps, elles appartenaient à mon chum.